Dans l’espoir de contenir la contagion du virus, l’Espagne a fermé ses frontières terrestres prenant au piège des milliers de camping-cars européens venus passer l’hiver au Maroc. Les retours se feront sans doute au compte-goutte en fonction de la situation sanitaire et du rythme des bateaux affrétés. Un premier ferry est attendu ce dimanche 29 mars.

Si la plupart des camping-cars stationnent encore dans les campings du pays, conformément à la demande des autorités marocaines qui recommandent de limiter les déplacements depuis le 20 mars, d’autres s’agglutinent devant l’unique poste frontière encore ouvert. Le 22 mars, la longue file des camping-cars s’allonge et atteint 2 km. Chacun espère un passage avant la fermeture définitive des portes de Ceuta, prévue le 23 minuit… Pour beaucoup, l’espoir d’un retour rapide s’envole.

Devant l’urgence de la situation, les Marocaines ont pris les choses en main et organisent l’accueil sur une aire de repos dans les environs de Ksar Sghir, à quelques kilomètres du port de Tanger Med, la grande plateforme logistique ouverte sur le Détroit de Gibraltar. C’est un parking avec de l’eau et des sanitaires. D’après plusieurs témoins, les autorités sont au petit soin et s’enquièrent de la santé des uns et des autres. Près de 250 véhicules sont ainsi stationnés dans l’attente d’un hypothétique bateau.

Un prix de retour dissuasif

Au même titre que les autres touristes français, les camping-caristes bloqués au Maroc devraient profiter d’un rapatriement progressif. Un premier ferry de la compagnie Baléria est prévu pour le dimanche 29 mars et devrait rallier sous deux jours le port de Sète en France. Reste le prix du billet que certains jugent dissuasif (1200 € selon plusieurs sources).

Dans cette équation du retour, il reste encore beaucoup d’inconnues. Contraints au confinement, de nombreux camping-cars ne pourront pas rejoindre les ports du Nord pour embarquer, quand bien même ils souhaiteraient le faire et rejoindre la France. De plus, tout le monde ne profite pas d’un stationnement confortable au Maroc qui lui permettra d’attendre de longues semaines. La situation pourrait vite devenir compliquée.

Le consul de France à Tanger informe de vive voix les camping-caristes bloqués. (Photo @th-vallat)
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